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Les spécificités du vêtement de travail agro-alimentaire

Les spécificités du vêtement de travail agro-alimentaire

Chaque type d’activité possède sa tenue conventionnelle : les cadres et professions libérales ont adopté le complet, les cuisiniers portent la toque et les ouvriers, depuis le 19e siècle, ont leur « bleu ». Cependant, avec la progression des sciences et des technologies industrielles, le vêtement des professionnels a bénéficié d’une conception de plus en plus élaborée, pour répondre à des besoins et à des risques eux-mêmes de plus en plus spécialisés. Dans l'agro-alimentaire on se focalise surtout sur les risques de contamination... des produits !

La production en série et massive, qui constitue le premier avantage d’une économie industrielle, possède l’inconvénient d’augmenter également l’échelle des risques. Reproduit en quantité industrielle et répandu sur de très larges zones de consommation, tout défaut entraîne une très grande série de conséquences. La somme de ces conséquences peut rapidement constituer une véritable catastrophe, même s’il s’agit au départ d’une erreur insignifiante.

Certaines industries sensibles sont ainsi dotées d’une très grande responsabilité sociale. Les spécialistes de la production agro-alimentaire sont en première ligne, ils doivent garantir à leurs produits une condition sanitaire parfaite de bout en bout de la chaîne d’approvisionnement, de la production à la distribution, et même après. 

Ainsi, pour parer à tout danger de contamination, la tenue des travailleurs dans ce secteur doit satisfaire à des normes très strictes.

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LES DANGERS DES MALADIES D’ORIGINE ALIMENTAIRE

Les maladies d'origine alimentaire (également appelées empoisonnement ou intoxication alimentaire) surviennent lorsqu'une personne tombe malade à la suite de l'ingestion de boissons ou d’aliments contaminés ou infectés par un ou plusieurs micro-organismes nuisibles : il peut s’agir de produits chimiques, d’allergènes, de corps étrangers ou de microbes (virus, bactéries, parasites).

La contamination directe (l’agent pathogène est transféré par les humains ou les animaux) ou la contamination croisée (l’agent pathogène est transféré par un autre aliment) peuvent intervenir à tous les niveaux de la chaîne d’approvisionnement.

Selon une étude menée pendant 5 ans – entre 2008 et 2013 – par Santé publique France, le risque lié aux infections alimentaires en France est élevé. 21 agents pathogènes en sont principalement responsables : 10 bactéries (E. coli, Listeria, salmonelles, staphylocoque doré…), 3 virus (hépatite A, hépatite E, Norovirus) et 8 parasites (taenia, échinocoques…).

Le plus souvent, l'intoxication alimentaire est bénigne et les symptômes ne durent pas plus que les quelques heures qui suivent le repas. Cependant des cas graves existent, qui peuvent entraîner troubles nerveux, paralysie et difficultés à respirer. On compte en France chaque année 42.800 hospitalisations et 376 décès.

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LA SALUBRITÉ ALIMENTAIRE  : DES RÈGLEMENTS ET UNE MÉTHODE

Pour préserver la santé de toute la société, les usines de transformation agroalimentaire sont soumises à de strictes obligations. Le risque sanitaire se double ainsi de risques judiciaire et financier : le rappel d’un produit contaminé peut se chiffrer en millions et peut nuire durablement à la réputation d’une entreprise.

En vertu de la loi, depuis le 1er janvier 2006, toute la filière agroalimentaire européenne doit se conformer au « Paquet hygiène » défini dans le Règlement (CE) n°178/2002. Celui-ci assigne la responsabilité de la sécurité des denrées aux professionnels qui les placent sur le marché et définit notamment des obligations de traçabilité et de retrait de produits.

Le Règlement (CE) n°853/2004 précise quant à lui les obligations concernant tous les exploitants manipulant des denrées animales ou d’origine animale, notamment l’obligation d’agrément sanitaire.

L’hygiène des aliments en général est régie par le Règlement (CE) n°852/2004 qui exige notamment la mise en place de procédures fondées sur les principes HACCP.

Centrale dans l’élaboration des normes internationales, la méthode HACCP est un outil de gestion de la sécurité sanitaire des denrées alimentaires. Il s’agit d’une méthode systématique d’analyse qui permet d'assurer l'hygiène des aliments en prenant en compte à la fois les dangers physiques (provenant du matériel), biologiques et chimiques. HACCP est un acronyme anglophone qui signifie : Hazard Analysis Critical Control Point.

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LE VÊTEMENT DE TRAVAIL PROTÈGE TOUT LE MONDE

Parallèlement au respect des protocoles de production et de nettoyage, l’hygiène des vêtements de travail constitue un déterminant primordial de la salubrité des aliments. C’est pourquoi les tenues de travail comptent parmi les points critiques du système HACCP.

Dans le secteur agroalimentaire, l’efficacité des vêtements de travail et autres équipements de protection (gants, masques, charlottes…) repose sur trois éléments  : le matériau, la conception et le respect des protocoles individuels.

Choisissez le bon textile : la tenue de travail doit être d’un matériau durable, qui ne s’effiloche pas et supporte d’être lavé très fréquemment. 

Soyez attentif à la conception : les tenues doivent être ajustées à la taille de chaque porteur. Les boutons et les poches au-dessus de la taille sont à bannir car ils peuvent emprisonner les bactéries, même après le lavage.

Imposez le suivi des protocoles d’hygiène : les règles sont nombreuses en milieu industriel et beaucoup d’habitudes quotidiennes sont prescrites. Dans une installation de transformation agro-alimentaire, il est interdit, par exemple, de porter des bijoux, du vernis à ongles, des faux ongles ou du mascara… Il est primordial de bien former les travailleurs à appliquer toutes ces règles.

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ENTRETIEN DES VT : LA SOLUTION SÉCURITÉ

Pour respecter les recommandations HACCP, le vêtement de travail doit répondre d’une conception adaptée à l’activité industrielle, mais il doit aussi être entretenu et stocké selon des procédures particulières

Selon la loi, c’est aux employeurs qu’appartient la responsabilité d’entretenir les VT, afin de garantir un traitement conforme pour tous. Les règles de base sont les suivantes : une séparation stricte du linge sale et du linge propre, une désinfection rigoureuse des espaces de stockage et la mise à disposition d’un stock suffisant pour parer aux incidents.

Pour des raisons de sécurité sanitaire, mais également d’écologie, de logistique et d’efficacité, il est recommandé de faire appel à un prestataire professionnel de la blanchisserie. 

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